Bienvenue sur le site Officiel du théâtre National Tunisien      Direction: Mohamed Driss   58, Place Halfaouine  B.P 183  Bab  Souika  1006 Tunis  Tunisie   Tél.  +216 71 56 56 93  fax  +216 71 56 56 40      
       
 
 
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Al Moutachaâbitoun
Etoile d'un Jour "Othello"
 

 

H A D D I T H...!
Poème visuel de Mohamed Driss
 Un voyage allégorique avec l'émule du grand poète, philosophe
 et savant ,
Omar Khayyâm ,personnage exceptionnel obsédé par la quête de l'absolu dans un monde conformiste ,intolérant et hypocrite.
(Parles...!) 
 
La parole est chair
La chair est esprit 
L'esprit est  lumière 
La lumière est sens
 
J'étais un épervier , je me suis envolé du monde secret ,
Me croyant digne de t'approcher.
Mais tu es sur un tel sommet !
Lors , n'ayant pas d'intime à qui me confier ,
J'ai  du retrouver la porte par laquelle je suis entré .

OMAR   KHAYYÂM

OMAR   KHAYYÂM   

         Plus connu de son temps comme savant et  philosophe disciple d'Avicenne que comme poète, Khayyâm  illustre  la cour des seljoukides (1072 -1092).

Astronome et mathématicien, il a reformé le calendrier persan en  instituant une ère nouvelle appelée - Djalali -, et  laissé  un célèbre traité d'Algèbre (en arabe).

Né à Nishâpûr, ville située à Khurassân, Khayyâm y  est également  enterré,  sa mort étant survenue, selon un de ses disciples en 1030.  Khayyâm a exprimé sa philosophie de la vie dans de parfaits poèmes  épigrammatiques appelés " Rubaï'yyât". Ces poèmes dans lesquels s'affirment un épicurisme et   un  scepticisme peu en accord avec  les dogmes   et  les  idées reçues  de  l'Islam,   n'étaient   guère avouables et se sont longtemps transmis oralement, dans une sorte de clandestinité, qui n'excluait d'ailleurs pas une popularité telle que   l'on a attribué à Khayyâm plusieurs  " quatrains   errants " d'inspiration disparate et de valeur très inégale.

 
Production du  Théâtre National Tunisien  98 / 99
Participation aux Journées Théâtrales de Carthage ( Novembre 1999 )
Cycle de représentations à Masrah Al Madina Beyrouth ( Novembre 2000 )

 A visual poem  by Mohamed Driss

An allegorical journey with the double of the great poet, philosopher and scholar, OMAR   KHAYYÂM , an exceptional being obsessed with the quest for the absolute in a conformist, intolerant and hypocritical world.

Une esthétique du nulle part

 

Haddith ( parles !...) est une série d'actes sans paroles .c'est un ensemble de tableaux vivants, souvent assez beaux ,parfois même très beaux.Ils s'enchaînent sans autre nécessité logique que celle de l'itinéraire spirituel et existentiel de Omar Khayyâm. Le véritable sujet de HADDITH est de dessiner dramatiquement et scéniquement l'aventure existentielle de tout être animé par une quête spirituelle . cet Khayyâm -là , si Khayyâm il y a, ressemble un peu à toi et à moi .
( Mohamed Moumen - le Temps )
 

  
La Geste de Khayyâm
 
Un mysticisme oscillant entre ascétisme et épicurisme façonne donc l'itinéraire d'un homme constamment confronté à la réalité sociale et à l'idée de la mort . Omar Khayyâm réagit par les actes , par la parole et par le silence.
Une recherche esthétique offre une succession de tableaux d'une beauté d'interférence.
Rien que pour cela , le spectacle vaut le déplacement .
( Hamdi Hmaidi - la presse )
Un appel aux sens
 
Spectacle composé d'une dizaine des tableaux , Haddith interpelle les spectateurs par une mise en scène spéciale faisant appel à tous les sens de l'être humain .
( Zouhour Harbaoui - Tunis Hebdo )
 
Esprit errant
 
" Haddith " n'est certainement pas un travail théâtral comme  un autre, qu'on consomme et qu'on oublie d'aussitôt
" Haddith " nous interroge, interpelle nos esprits tourmente nos âmes apparemment tranquilles.
" Haddith " de Mohamed Driss traduit dans une adaptation libre des quatrains de Khayyâm les richesses d'une pensée universelle qui s'applique à tous les temps et à tous les lieux.
(Rim Saidi - Le Renouveau)
 
 
LDit  et  le  Non-Dit
 
Paradoxal Haddith ! de Mohamed Driss ! Tout dans le titre de ce spectacle donné en première, à la salle du Quatrième Art, annonçait parole sur parole. L'injonction Haddith ! (parle, raconte) et le sous-titre " d'après la geste de Omar Al Khayyâm " programmaient divers types de discours. Le dit était attend u du côté du metteur en  scène, des comédiens, du public et de l'histoire (la signification emblématique de la référence au savant et poète iconoclaste de Khourassan) . En mettant en avant l'image scénique pure, sans le recours au verbe,  le théâtre veut ainsi, indépendamment des considérations conjoncturelles, affirmer son droit à l'existence, son statut d'affranchi ".  
( Hamdi Hmaidi  La Presse -  Novembre 98 )
 
 
Coupez ce son que je puisse entendre
" Haddith,  la geste de Omar khayyam", dernière production du Théâtre  National Tunisien, semble devoir faire encore couler beaucoup d'encre. Abstraction faire de toute polémique, somme toute marginale parce que se situant dans la périphérie de l'acte de création, ce spectacle se propose d'emblée comme une œuvre délibérément dérangeante. Essayons de lire le spectacle, arpenteur de nouvelles voies.  
 ( Salem Labbéne  Le Renouveau Novembre 98)
 
 
Et pourtant elle parle !
Mais alors en quoi " Haddith " peut-elle revendiquer, non seulement un quelconque lien avec Omar Khayyâm, mais  un quelconque lien avec le théâtre ?Puisque cette pièce ne parle, ni ne mime, ni n'emprunte un quelconque langage des sourds-muets, de quel droit se réclame-t-elle du quatrième art ? Et si l'on ôte le verbe au théâtre, qu'en reste-t-il ? Rien ?Qu'est-ce qu'une telle réponse aurait fait plaisir aux férus du théâtre à texte! Mais que l'on se détrompe. Du théâtre, il en reste la totalité ! Superbement la totalité, y compris ... le texte. Mohamed  Driss signe par " Haddith " l'une de ses oeuvres les plus accomplies, sinon la plus importante. Comment y est-il arrivé ? Que représente-t-elle pour le théâtre tunisien ?En quoi elle peut faire avancer notre pratique théâtrale ?Et surtout quels risques y a t-il à vouloir l'imiter ? Toutes ces questions, et bien d'autres, méritent qu'on s'y attarde davantage.  
(Salem Labbéne -Le Renouveau  - Novembre 98)
 
 De l'effet de cadenas made in Messadi
     Mahmoud Messadi est sans conteste un grand écrivain, non seulement tunisien mais arabe et méditerranéen aussi. L'homme est un visionnaire et chaque jour, le temps - principal acteur de ses oeuvres - le prouve.
   Mohamed Driss, le dramaturge et directeur du T.N.T. compte parmi les créateurs tunisiens les plus mordants.
   Depuis Quand brûle le soleil jusqu'à Haddith en passant par Qassem Azâz, al-'Urs (La Noce), Ghassalt al-Nwader (Pluies d'automne)et autres Ouannas al-Qlub et Rajil Wa Mrâ(Un homme et une femme), l'homme a démontré que sa conception du monde n'est pas seulement particulière, elle compte parmi ce que notre théâtre offre de plus décapant.
   Quand M. Driss a annoncé qu'il monterait " Ainsi parlait Abû Hurairata", le texte le plus difficile et le plus merveilleux de M. Messadi , certains avaient mis leurs mains sur le coeur, de peur qu'il ne s'y casse les dents, lui qui les a bien longues et fines. On a attendu jusqu'à perdre patience puis l'Arlésienne pointa son nez.
    La première eut lieu et le résultat était époustouflant .
   Le théâtre tunisien montrait une fois encore qu'il n'a pas froid aux yeux. Une fois n'est pas coutume, la littérature tunisienne donnait une occasion au théâtre de contenter l'establishment sans y laisser des plumes. Mais, voici qu'un membre de cet establishment, l'auteur lui-même, plante sa dague dans le dos de ce projet
   De quelque côté qu'on regarde l'attitude de M. Messadi, on ne lui trouve aucune légitimité....
   Je trouve que la politique de cadenas pratiquée par M. Messadi n'est pas bonne. Elle ne fait que dresser des barbelés et poser des mines intellectuelles là ou nous avons besoin d'assurance et de repères, en l'occurrence en la personne de notre Messadi national, lequel a oublié que l'art de la représentation a plus d'un tour dans ses trappes.
   M. Driss a repris sa pièce telle qu'elle était. A une différence près : il a coupé le sifflet à tous les personnages et l’œuvre y a gagné en douleur et expressivité. En castrant ses personnages de leurs organes vocaux, le berger répond à la bergère en affirmant : " Ils ont été castrés par l'ancien régime et veulent nous castrer aujourd'hui. Ils n'auront pas ce plaisir ". Allez voir Haddith, vous trouverez un théâtre tunisien qui en a ...
 ( Khémaïs Khayati -  Réalités -Novembre 98 )
  Droit d'auteur et droit de dire 
 
Bizarre, bizarre ! comme c'est bizarre ! vous avez dit bizarre ?  
Si vous ne l'avez pas dit, il faudra le dire car, oui, c'est-à-dire ...
En effet, n'est-ce pas bizarre ce qui s'est passé ces derniers temps à propos de cette pièce de théâtre de Mohamed Driss intitulée " Haddith ! ... " (Parle ! ... )?
Heureusement, pour Mohamed Driss, il est à la fois auteur et artiste - auteur d'œuvres et artiste de scène. Dans tous les cas de figure, il ne donc être que de bonne foi. Après tout, n'a-t-il pas voulu  rendre hommage à une oeuvre majeure de la littérature arabe contemporaine ?  Ses bonnes intentions et sa bonne foi sont au-dessus de tout soupçon.
De son côté, répétons le M. Messaâdi a raison de faire prévaloir ses droits d'auteur. Or dans son cas, les droits d'auteur sont les droits de pouvoir confisquer le sens de son oeuvre. De son vivant, cela restera encore possible. Mais plus tard ? IL faudra se résoudre à laisser déjà,  dès maintenant,  vivre l'œuvre de la   belle   vie   avec  les lecteurs et la liberté des lecteurs.
Mais qui,  après tout,  respecte à la fois les droits  d'auteurs et les droits 
du lecteur, qui ? 
Pas moi. Pas toi. Et ça, c'est-à-dire !  
 ( Mohamed Moumen - Le Temps - Octobre 98)
 
FICHE    ARTISTIQUE
 ARTISTIC   DATA  

 

Mise en scène, scénographie et costumes
Director, stage design and costumes
Mohamed Driss

Assistanat a la mise en scène Traitement dramatique  

Assistant director/dramaturgy

Hassen Mouadhen

Régie générale et éclairage  

Stage manager and lights

Hédi Boumaiza

  Exécution des décors et accessoires
Production of sets and accessories
Fethi Nekhili
  Exécution de la bande sonore et régie  
sound production
Slim Askri
  Exécution des costumes
Costume production
Basma Dhaouadi
 Interprétation
Cast
Béchir Ghariani  -  Slaheddine M'saddek
Lamia El Amri
Mustapha Koudhai  -  Chiheb Chebil
  Et avec la participation des comédiens stagiaires
And with the participation of actors in training
Ahlem Hannachi  -  Achwak Hannachi - Asma Chaouachi -  Fatima Boughanmi
    Malek Zouaydi - Nourhen Bouzaiane - Lassaad Jelassi -  Moez Achouri
Moez Kouki  -  Adnene Bejaoui - Ramzi Bejaoui.