Bienvenue sur le site Officiel du théâtre National Tunisien      Direction: Mohamed Driss   58, Place Halfaouine  B.P 183  Bab  Souika  1006 Tunis  Tunisie   Tél.  +216 71 56 56 93  fax  +216 71 56 56 40      
       
 
     
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Al Moutachaâbitoun
Etoile d'un Jour "Othello"

 

 

Rajel Wa Mra
(Un Homme et une Femme)
 De Mohamed  Driss
Production Théâtre National Tunisien 1995
 
Palmarès
- Prix de la meilleure technique théâtrale.
 Journées Théâtrales de Carthage (Octobre 1995).
- Prix de la meilleure oeuvre - Ville de Tunis.
Journées Théâtrales de Carthage (Octobre 1995).
- Prix de la meilleure interprétation : Festival International du Caire (Septembre 1996).
- Prix International USHIMURA Centre Japonais de l'I.I.T. (1997).
-         Assistant  mise en scène Hassen Mouadhen 

-         Musique Hamadi Ben Othman
-         Lumière Ahmed Bennys
-         Costumes et panneaux   de scène Anne Marie Driss
-         Accessoires         Mohsen Raïes
-         Interprétation - Figuration   
- Slah M'asaddek
- Béchir Ghariani
-  Jamel Madani    
-         Régie Lumière    Hédi Boumaïza         
-         Régie son    Slim Askri
-         Affiche et dépliant   Fatma Hadj Mohamed

 

Inspirée de  Kyogen de Zeami
Résumé des Situations
 
Mésentente 
1er Mouvement :Une épouse exaspérée par le comportement d'un mari rustre, ivrogne et sans ambition , décide de quitter définitivement le domicile conjugal.
Dépité , le mari abandonné décide de se venger cruellement de sa femme rebelle. Il se déguise en bandit de grand chemin pour l'humilier avant de l'assassiner  . 
2ème Mouvement : Pour laver sa honte de macho ridiculisé par une femme ingrate ,il dépouille son épouse de tout ce qu'il lui a offert en temps de grâce .Une erreur d'appréciation du mari abandonné lui a fait croire qu'elle est enceinte. Lui, qui ne l'a pas approché depuis des mois se sent trompé. Découvrant la vérité derrière la proéminence de son épouse qui cachait des boites de conserves , se détend et décide de laisser partir la pauvre femme.
 3ème Mouvement : Surpris d'avoir réussi son coup d'éclat d'une part , et réhabilité dans son image de macho d'autre part, il se complaît à savourer sa vengeance tout en étant sur que sa femme sera obligée de regagner le domicile conjugal et que lui , jouant le justicier , il lui rendra les effets qu'il aurait arraché héroïquement au bandit qui l'a malmenée .Profitant du délire du fanfaron ,épouse renverse la situation en sa faveur et découvre son mari et le répudie irrévocablement.
L'entremetteur 
1er Mouvement : Désemparé, le mari bafoué se rend chez  l'entremetteur, celui la même qui lui a présenté son épouse.Il l'exhorte à intervenir pour sauver son mariage. L'entremetteur exige du mari d'arrêter ses beuveries et ses  écarts de conduite. Une femme disait-il "ça se bat le jour et ça se caresse la nuit" Le mari promet de respecter à la lettre ses conseils. 
2ème Mouvement : L'épouse qui a eu la même idée que son mari, s'en remet  à l'entremetteur  et lui demande de l'aider à divorcer. L'entremetteur, désemparé la somme de renoncer à ce projet et de garder son mari même pour la forme, car une sans mari ne peut pas vivre. La femme, nourrissant une passion envers l'entremetteur avec qui on pressent qu'elle avait eu une relation ,tente de la charmer, mais fidèle à sa fonction , il  lui propose de consulter l'oracle dans le sanctuaire d'un saint avant de prendre une décision. 
3ème Mouvement : L'entremetteur explique à l'époux le stratagème de l'oracle et lui ordonne de se déguiser en marabout pour sommer désobéissante de regagner le domicile conjugal. Il lui dicte les formules consacrées  qu'il doit respecter pour ne pas se faire dévoiler par sa femme. 
4ème Mouvement : Dans le sanctuaire, le mari déguisé en marabout était sur le point de convaincre l'épouse récalcitrante, mais pris par l'émotion, se laisse dévoiler.  La femme , offusquée par la supercherie, ameute les  fidèles  fanatiques pour punir le faux marabout.    
                                                                  
L'âme errante 
- 1er Mouvement : L'époux, visiblement éméché pour évacuer la raclée magistrale qu'il a reçu ,se venge de l'entremetteur  auteur du stratagème raté, et le somme d'assassiner de ses propres mains la femme ingrate. 
- 2ème Mouvement : L'entremetteur ,lié a la femme par une vieille histoire d'amour , éprouve d'énormes difficultés à mettre le plan du crime à exécution.   
- 3ème Mouvement :Le mari s'impatiente de l'arrêt de mort. L'entremetteur n'étant pas  passé à l'action ,fait croire au mari qu'il lui a réalisé ses vœux dans la cruauté la plus totale
- 4ème Mouvement :Imprudente, l'épouse rode autour du logis de l'entremetteur qu'elle désire .Reconnaissant sa silhouette, le mari accuse l'entremetteur de lui avoir menti . Inspiré, ce dernier lui fait croire qu'il s'agit d'un fantôme .
En tête a tête avec la femme, il lui demande d'oublier la passion qui les unit et de se faire passer pour une âme errante pour sauver sa vie et la sienne.
   

 

UN HOMME ET UNE FEMME

A TRAVERS LA PRESSE

         " Lasse de vivre avec un mari ivrogne une femme décide d'abondonner son foyer. Désespéré, le mari cherche un moyen pour l'empêcher d'accomplir son projet. Il se déguise en brigand, l'attaque sur le chemin de la fuite. C'est le subterfuge qu'il a trouvé pour la contraindre à retourner à la maison. Seulement, les choses prennent une tournure inattendue ... "

                                Oui, ce nô est bien tunisien

    De " Viva Shakespeare " à " Dahdah Ray ", en passant par  " Wannas El-Kloub", Mohamed Driss a visé le même objectif, à savoir l'élaboration d'un théâtre populaire, qui évite les  pièges de la vulgarité et du populisme et rétablit l'art de la scène dans sa dimension ludique. Le  Théâtre étant tout d'abord une fête des sens et de l'esprit, " Rajel Wa Mra " constitue une proposition, voire un nouveau jalon sur la voie de cette longue quête.

                                      H. Hemaïdi (La Presse)

 

LE PRIX USHIMURA ATTRIBUE

A MOHAMED DRISS

     Le prix Ushimura 1997 a échu à Mohamed Driss pour sa pièce " Rajel Wa M'ra " (Un homme et une femme), spectacle créé par l'auteur en mai 1995 au Théâtre National Tunisien.

    Dans cette pièce qui constitue une adaptation très libre de trois Kyogen de Zeami, le metteur en scène s'est inspiré de l'esprit du nô et de la méthode de travail qui caractérise ce genre.     Présenté dans le cadre du Festival international du théâtre expérimental du Caire en 1996, ce spectacle avait déjà décroché le prix de la meilleure interprétation masculine en la personne de Béchir Ghariani, après avoir obtenu le prix de meilleure mise en scène lors des Journées Théâtrales de Carthage de 1995.

 H. Hemaïdi:  La Presse Mardi Février 98

 

SUR LES TRACES DE RAJEL WA MRA

    Trois lignes directrices sont à suivre dans le regard jeté sur

" Rajel Wa Mra " . La première a trait à la place qu'occupe cette pièce dans le processus de création au sein du Théâtre National. La seconde concerne le thème abordé. La troisième a partie liée avec le type de rapport que le théâtre veut établir avec le public.

    Qu'il s'agisse de " Don Juan ", du " Cadavre encerclé ", de

 " Dahdah Ray "ou de L'habit fait le prince, il est clair que le Théâtre National cherche à trouver un lien entre la création à l'échelle locale et la vie culturelle mondiale en s'inspirant d'oeuvres appartenant à différentes zones géographiques (Occident, Monde arabe, Maghreb). " Rajel Wa Mra " confirme cette tendance en ajoutant à ce qui existe déjà une nouvelle zone, celle de l'Extrême-Orient, puisqu'elle utilise les matériaux du nô japonais.

                                               H. Hemaïdi: WEEK-END

" UN HOMME ET UNE FEMME "

Oeuvre inspirée de trois Kyogens de Zeami

 L'homme : S'appelle le " maudit ", un fils de  rentier, rustre, oisif et suffisant. N'ayant confiance en personne, y compris en lui même, il épouse une femme par l'intermédiaire d'un agent matrimonial. Ne pouvant gérer une relation affective normale, il se cache dans l'alcool et dans la brutalité pour tenter de dominer sa partenaire. Celle-ci excédée, le quitte. N'acceptant pas l'idée qu'il puisse être abandonné par une femme, il pousse sa vindicte jusqu'à la tentative de meurtre.

     La Femme : Une écorchée vive qui espère fonder un foyer stable et connaître le bonheur avec l'homme que l'agent matrimonial lui a choisie. Toutefois, elle découvre qu'elle a affaire à un grand enfant  qui ne sait, ni ne peut lui donner amour et protection. Elle décide de s'en remettre à  l'agent matrimonial, auteur de son mariage raté.

    L'entremetteur : Un roublard mais aussi un vrai professionnel fonctionnant à la fois comme agent matrimonial et comme conseiller. Il joue le rôle difficile de conciliateur entre ses clients sur qui il exerce une influence pas toujours honnête.

Ayant tout l'air d'un pieux personnage mais en réalité ce n'est qu'un faux dévot cherchant  vainement à concilier l'inconciliable, il finit par craquer. Car en fait, la femme qu'il a "bien placée", se trouve être son ancienne maîtresse et l'homme, aux crochets duquel il vit, n'est en aucun cas capable de s'assumer comme époux. Un dilemme que l'agent  entremetteur ne peut plus gérer au risque de perdre sa réputation.  

    "Qu'un homme menace ou maltraite une femme, voilà qui ne prête guère à rire..."     R. Sieffert, (présentation de "  Kintôzaémon ")

     Trois kyogens du grand maître du Nô, Zéami,  " la femme et le brigand",(Kintôzaémon ") "le dieu de la pierre " et " buaku ", ont servi de matière pour un spectacle homogène  qui tourne autour de la relation trouble entre un homme et une femme issus d'un milieu rural déshérité.

La lutte pour la survie place les relations entre les deux sexes dans un espace d'incertitude et  favorise par la même l'éclosion de contradictions de toutes sortes qui sont source de conflits destructeurs et de profonds sentiments de haine et de vindicte. Comment une union entre un homme et une femme qui ne se connaissent pas au prélable  peut elle  fonctionner une fois  que l'écho de la joie des noces s'est évanoui ?

Comment une relation d'épanouissement pourrait elle s'établir entre deux êtres pour qui le mariage n'est qu'une façade et une façon légale d'échapper à la solitude et à la misère ?

En trois tableaux et vingt mouvements, une combinatoire complexe des relations d'un couple désuni malgré les prouesses d'une tierce et intéressée personne (qui forme le triangle classique), UN HOMME ET UNE FEMME, sans se complaire dans la radioscopie de la misère humaine, dévoile avec tendresse et légèreté les côtés touchants des  personnages en conflit.

A travers le voile, ainsi que le jeu sur   la transparence, la translucidité et l'opacité, le spectateur décrypte avec ses sens des univers contradictoires : le réel et l'imaginaire, l'apparent et le caché,  le raisonnable et l'absurde, le sérieux et le dérisoire, le sacré et le profane ..

Entre ciel et terre

     Rajel Wa Mra, de Driss, c'est ce monde-là de la création pure et dure, saupoudrée de l'universalité visuelle qui hante nos rêves et  alimente notre réalité ... Rajel Wa Mra, c'est un éclatement de couleurs dans une lumière courte aux épanchements crépusculaires des arcs-en-ciel de nos rêves intérieurs. C'est un dilemme ancestral entre le yin et le yang, le féminin et le  masculin qui est en nous, c'est ces clins d'oeil au théâtre Nô pétri de nos arabesques tunisiennes. C'est enfin une heure et demie d'intemporalité à  narrer Adam et Eve.

     C'est la gestualité, la magie, le surréalisme, les contes fantastiques d'un Hoffman qui a mis l'ancre en Tunisie. C'est un labeur fécond éclaté dans la rupture du mot et le cannevas de la broderie d'une équipe technique remarquable. C'est surréaliste, cinématographique, pictural et incroyablement entre ciel et terre.

                             Dorra Chammam: (Le Renouveau)

Rajel Wa Mra

    Une autre pièce Théâtrale sur la difficulté de vivre à deux ? Certes ... 

    Depuis Adam et Eve, le couple n'a cessé de poser problème. Mais les pulsions de vie l'ont toujours porté sur  celles de mort. Et l'humanité survécu à cette ligne de rupture qui la traverse depuis l'aube des temps. 

    - L'argent ne fait pas le bonheur

    . Mais y contribue beaucoup 

    - Le désir physique fait durer la relation amoureuse

    . Mais ne la fonde pas 

    - Le paraître social est important

    . Mais l'être l'est tout autant 

    - Que signifient l'amour, le respect mutuel, le partage et l'amitié ?

    . Qui plus est, dans une société arabo-musulmane, Tunisienne de surcroît, travaillée par des désirs, contradictoires, de progrès et de conservatisme ? 

    Sans  pudeur, mais sans pesanteur ni gravité, " Rajel Wa Mra " parle de tout cela. Joyeusement et avec espièglerie, comme il sied à une oeuvre d'art.

    Au temps du Sida, la guerre des sexes n'a jamais autant interpellé la conscience des hommes et des femmes  " Rajel Wa Mra " la met en scène ... avec humour et sarcasme. 

LA SCENE ET LA SALLE

FONT BON MENAGE   

le Théâtre National nous propose aujourd'hui son dernier-né, Rajel Wa Mra. Cette pièce écrite et mise en scène par Mohamed Driss, s'inspire de la dramaturgie extrême-orientale du nô, mais l'esthétique utilisée sert essentiellement à interroger notre société ici et maintenant sur les rapports homme-femme en l'invitant à se moquer  de ses travers et à réfléchir  sur certaines pratiques qui obligent la femme à adopter un  type de comportement bien déterminé.  

    Le spectacle peut être donné sur n'importe quelle scène, parce que sans décors et réunissant très peu de comédiens, dotés d'un talent exceptionnel. 

    Rajel Wa Mra est une bouffée d'oxygène dans une salle couverte. En attendant la brise des théâtres de plein air.

La Presse:  Hamdi Hmaïdi

  Une Poésie

d'un riche souffle 

    Nous pouvons qualifier "Rajel Wa Mra" comme une éloquente illustration de l'alchimie de l'écriture dramatique. 

    Voilà que des éléments initialement très différents les uns des autres, hétérogènes, voire incompatibles, sont réunis au gré d'un projet insolite de fusion. IL s'agit là d'une gageure que Mohamed Driss a eu le courage d'entreprendre et de réussir. 

    Mais, à notre avis personnel, l'autre grand intérêt de la pièce réside dans le dialogue ou dans le langage si insolite et si familier, où le mélange de registres et de tous imprime dans la pièce un autre dialogue de cultures dont les sources sont à la fois arabe, française, turque ... Mohamed Driss a cette virtuosité d'explorer les méandres de notre arabe dialectal pour en faire un morceau de bravoure, et une poésie d'un riche souffle et d'une force mélodieuse, insoupçonnés jusqu'ici, si bien qu'à la faveur de certaines répliques, on a le vif sentiment  que la pièce n'est pas  autre chose que la mise en scène de la parole, et que la parole  est cette lumière signifiante qui enveloppe les comédiens et aimante le public.

 Kamel BEN OUANES :  LE TEMPS

 

VIIIème Session du  Festival du Théâtre Expérimental du Caire

Les Tunisiens, égaux à eux-mêmes

     "Rajel Wa mra", de Mohamed Driss,  présentée au Théâtre National du Caire, a été perçue comme une oeuvre de maître  par les professionnels occidentaux qui ont vu, adoré et revu le spectacle. 

    Cette même pièce a beaucoup plu  aux  Egyptiens, pour sa technique d'éclairage et le jeu des acteurs.

 Souad Ben Slimane  : LA PRESSE ( 20-10-1996)

 

Problèmes de couples

     Cette ouverture est ravitalisante pour le Théâtre Tunisien. C'est dans cette manière d'être authentique et tolérante,  c'est en se frottant aux grandes créations et à la maîtrise de  l'art que notre Théâtre a su se régénérer en puisant aux sources mondiales de l'imaginaire et du talent. La pièce de Mohamed Driss en est une brillante illustration.

    Elle a introduit une forme d'expression nouvelle qui ajoute un plus à l'attente du public assoiffé d'évasion et de rêve. Art  et rigueur se sont donnés le mot pour se conjuguer avec la créativité et le professionnalisme et proposer au public, un spectacle divertissant où s'affrontent l'homme et la femme dans un duel tantôt hilarant.

    Au niveau du jeu des acteurs, cette pièce introduit les notions du vide et du plein. Les acteurs s'expriment par une gestuelle dynamique rythmée par le feu de l'action : c'est le plein. Ils se retirent de la scène ou s'immobilisent : c'est un vide éloquent.

LE TEMPS:  (TAP)

SUR LES TRACES DE RAJEL WA MRA

     Trois  lignes directrices sont à suivre dans le regard jeté  sur Rajel Wa Mra . La première a trait à la place qu'occupe cette  pièce dans le processus de création au sein du Théâtre  National. La seconde concerne le thème abordé. La troisième a partie liée avec le type de rapport que le théâtre veut établir avec le  public. 

     Qu'il s'agisse de Don Juan, du Cadavre encerclé, de Dahdah Ray ou l'habit fait le prince, il est clair que  le Théâtre National cherche à trouver un lien entre la création à l'échelle locale et la vie culturelle mondiale en s'inspirant d'oeuvres appartenant à différentes zones géographiques (Occident, Monde arabe,  Maghreb), Rajel Wa Mra confirme cette tendance en ajoutant à ce qui existe déjà une nouvelle zone, celle de l'Extrême-Orient, puisqu'elle utilise les matériaux du nô japonais.

 Oui, ce nô est bien tunisien 

    De " Viva Shakespeare " à " Dahdah Ray ", en passant par  " Wannas El-Kloub", Mohamed Driss a visé le même objectif, à savoir l'élaboration d'un théâtre populaire, qui évite les  pièges de la vulgarité et du populisme et rétablit l'art de la scène dans sa dimension ludique. Le  Théâtre étant tout d'abord une fête des sens et de l'esprit, " Rajel Wa Mra " constitue une proposition, voire un nouveau jalon sur la voie de cette longue quête.

                    " Rajel Wa  Mra "  ou le jeu du couple 

"Rajel Wa Mra ",  "un homme et une femme ", c'est la tendresse de Claude Lelouche et l'espièglerie  de Mohamed Driss. Clins d'oeils charmants et  particuliers du Théâtre National Tunisien en cette fin  de saison culturelle.

Tunis Hebdo:  Samia Harrar

LA SCENE ET LA SALLE FONT BON MENAGE   

le Théâtre National nous propose aujourd'hui son dernier-né, Rajel Wa Mra. Cette pièce écrite et mise en scène par Mohamed Driss, s'inspire de la dramaturgie extrême-orientale du nô, mais l'esthétique utilisée sert essentiellement à interroger notre société ici et maintenant sur les rapports homme-femme en l'invitant à se moquer  de ses travers et à réfléchir  sur certaines pratiques qui obligent la femme à adopter un  type de comportement bien déterminé.

Le spectacle peut être donné sur n'importe quelle scène, parce que sans décors et réunissant très peu de comédiens, dotés d'un talent exceptionnel. 

    Rajel Wa Mra est une bouffée d'oxygène dans une salle couverte. En attendant la brise des théâtres de plein air.

La Presse:  Hamdi Hmaïdi

  UN COUPLE EN CACHE UN AUTRE 

    Au temps du Sida, la guerre des sexes n'a jamais autant interpellé la conscience des hommes et des femmes, " Rajel Wa Mra " le met en scène ... avec humour et sarcasme.

 La Presse